Mon beau Sapin
07/12/2007 09:29 par cocorico
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Je refuse toujours de parler et de préparer Noël en Novembre, mais nous sommes le 7 Décembre, il faut s'y mettre.
Aujourd'hui, je décore la maison et la terrasse..................des guirlandes,lumineuses, un renne et son traîneau, le Père Noël va grimper sur la cheminée.............
ALLONS-Y !!!
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J'ai beaucoup parlé de Lyon et de la Saintélyon.
Mais aujourd'hui, je veux montrer les LUMIERES DE LYON !!!!
Du 8 au 9 Décembre, Lyon célèbre sa traditionnelle fête des lumières. Une tradition vieille de 150 ans......Des fleurs phosphorescentes de la Place Poncet aux pêcheurs d'étoiles de la place Pradel..................
C'est certainement merveilleux et chaque Lyonnais participe en disposant spontanément des lumignons aux fenêtres!!
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Place Bellecour
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Berges du Rhône
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Gare Saint Paul
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Place Antoine Rivoire
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Les géants célestes de la Place Compas Raison
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Place de la République
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Place des Terreaux
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Place Kléber
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Place Louis Pradel
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Place Saint Jean
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L’auberge de Peyrebeille, encore existante, mais plus connue sous le terme de L’Auberge rouge, fut le lieu d’une abominable affaire criminelle-une cinquantaine d’assassinats en série- qui se déroula dans la commune de Lanarce (Ardèche) dans la première moitié du XIXème siècle.J'ai eu l'occasion de la visiter plusieurs fois et d'entendre l'histoire de Pierre Martin l'aubergiste, de Marie Breysse son épouse, de Jean Rochette, le domestique dit Fétiche.....
J'ai vu le film avec Fernandel................
Le film "l'AUBERGE ROUGE" de Gérard Krawczyk c'est tout autre chose !!!
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A la fin du XIXème siècle, la sinistre auberge du Crouteux se dresse au milieu des sauvages montagnes du massif des Pyrénées. L’établissement est tenu par Martin et Rose, un couple d’aubergistes qui fait régulièrement assassiner par Violet – leur fils adoptif sourd muet- les voyageurs solitaires pour les détrousser. Par un soir d’orage, le bon père Carnus a sous sa responsabilité un adolescent qu’il doit conduire à un monastère perdu dans la montagne….
J'ai lu la critique, elle est assez sévère, parfois très sévère. Le film est très peu étoilé..........
Tant pis, j'ai tenu à aller juger par moi-même.
Les gens auraient-ils perdu leur sens de l'humour???.....
Pour moi, cela a été un moment de détente et de rires.
Le trio Balasko-Jugnot-Clavier est génial dans ce film.
Je n'ai pas vu le temps passer!
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Les Alpes........................une beauté à vous couper le souffle.
Mais lorsque la lumière du soleil joue sur les sommets ou à travers les nuages !!!pour moi, c'est sublime !
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CHAPITRE.1
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La pluie s'est arrêtée de tomber lorsque nous arrivons à Saint-Etienne ce samedi vers 17 heures. Les cieux auraient-ils décidé d'être cléments avec les coureurs de la Saintélyon 2007 ? Après avoir vidé ses gros nuages sur les monts du lyonnais, le temps s'annonce plus favorable pour la nuit.
La tension monte, les visages se crispent. Je doute. Même si je suis une habituée des longues distances, à chaque fois, c’est la même peur, la même angoisse. L’entraînement a-t-il été suffisant ? Suis-je bien préparée ? Mon équipement est-il adapté ? Je ne connais pas le parcours. La pluie s’est arrêtée mais je ne sais pas ce que je vais rencontrer.
Et puis voilà, à l’angoisse habituelle s’ajoute aujourd’hui une responsabilité supplémentaire. Si André, Bernard et Christian ont déjà parcouru des
distances bien supérieures, Carmen et les 2 Eric sont des Bleus, 42 kilomètres 195 sur route au maximum pour les uns, 25 kilomètres au trail de Noël pour Carmen, dans quelle galère les ai-je entraînés ?Pourtant je rassure Guy : « Je vais prendre soin de Carmen… »
Minuit, le départ est donné. Eric (2) est parti devant, à la recherche d’un meilleur chrono. Carmen, André, Bernard, Christian, Eric et moi nous tenons par la main. Il ne faut pas se perdre. Nous devons rester ensemble. Je suis la moins rapide du groupe mais tous comptent sur moi alors je me concentre, j’évite de parler et de m’essouffler. Je dois courir le plus possible, le plus vite possible pour ne pas les freiner, mais en même temps, je dois modérer leur ardeur. Au bout de 50 kilomètres, je sais qu’ils auront besoin d’avoir gardé des réserves.
1 kilomètre, 2 kilomètres, 3 kilomètres,…, 7 kilomètres sur le goudron. Tout va bien. Il ne fait pas froid : 1° annonce le thermomètre. Le peloton s’étire.
Nous perdons Bernard. Il est parti devant. Il ne peut pas nous attendre : le froid le saisit à chaque arrêt. Il bouclera sa course en 8 heures et 33 minutes. Bravo à lui !
« Carmen ? »
![]() ![]() ![]() - Oui !
- Christian ?
![]() - Oui !
- Eric ?
- Oui !
- André ?
![]() - …
- André ?
- …
- André ?
Nous avons perdu André ! Il est derrière. Nous attendons.
« André ?
- …
Nous repartons. Notre groupe est réduit à 4. Les étoiles et la lune nous accompagnent. Le ciel est clair. Pas une goutte de pluie. Quelle chance !
Nous attaquons le sentier, puis la route, puis le sentier, et puis,…
Les kilomètres s’égrènent un à un. Je me sens bien. Nous sommes tous les 4 dans le même tempo. Nous trottinons, l’un à côté de l’autre, l’un derrière l’autre. Kilomètre 16, 17, 18. Tout va bien …
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Où est Dédé?????????
Vont-ils le retrouver???????????
Vont-ils tenir jusqu'à Lyon?????????????????
La suite au prochain chapitre!!!!
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CHAPITRE.2
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Le profil de la course annonçait 1300 mètres de dénivelé positif. Ce n’est rien, 1300 mètres avions-nous pensé avant le départ ! Mais là nous sommes en pleine ascension et il faut grimper, monter, monter, gravir chaque mètre, parfois sur des portions très pentues. Je surveille mes compagnons du coin de l’œil. Tout le monde avance en silence, souffle, râle. Dans la nuit, le long cordon lumineux s’étire dans la campagne, un long filet de lumière qui nous précède et nous suit. Des centaines de lucioles cheminent vers le sommet. Enfin, au ravitaillement de Moreau, kilomètre 22, nous atteignons le point culminant du parcours. Ouf !
Vient alors la longue descente jusqu’à Sainte Catherine.Les pluies de la veille ont transformé le chemin en une piste d’entraînement digne de Brian Joubert. Un pied à gauche, une glissade à droite, un pas sur le côté. Un bond au beau milieu de la flaque pour Christian ! Et floc ! Un pied dans la boue. Et splatsh ! C’est Eric qui s’enfonce jusqu’à la cheville. Pendant ce
temps, les relayeurs nous doublent. Eux ne calculent rien. Ils tracent, ils courent tout droit sans s’occuper du terrain et nous éclaboussent au passage. Une petite remontée et c’est reparti, un double salto pour Christian et une pirouette pour moi … En bas, les projecteurs annoncent le ravitaillement du 26ème kilomètre. Juste une soupe au passage et nous continuons jusqu’à l’église où nos accompagnateurs doivent nous attendre.Ils sont là. Ils attendent depuis des heures et sont transis de froid mais ils sont là et se précipitent pour nous aider. Malheureusement Eric (2) est là aussi. Une vive douleur à la hanche l’a contraint à l’arrêt. Malgré la déception et la douleur, il s’occupe de nous, m’aide à nouer mon dossard-chasuble, Guy remplit nos camel-bag, Cathy court chercher de l’eau, Chantal a apporté nos affaires. Il faut faire vite pour ne pas nous refroidir, recharger les sacs et repartir sans tarder. Une rencontre bien éphémère et pourtant si précieuse.
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Nous repartons tout doucement avec une montée bien raide. Christian va alors connaître 5 minutes de bonheur intense. Pendant 5 minutes, il va savourer le plaisir d’avoir des chaussettes propres et sèches. Et puis tout à coup, SPLATCH !!!!!!!!!!!!! C’est le plongeon dans une flaque et le calvaire des pieds mouillés recommence.
Nous avançons bien. Dès que le chemin le permet, nous trottinons. Eric nous annonce du 9 kilomètres à l’heure en descente. C’est super ! Je me sens bien. Je me sens capable d’aller jusqu’à Lyon, de continuer jusqu’à Chamonix, de continuer …
Nous rigolons, nous plaisantons au milieu des champs de maïs. Christian prend alors le rôle du Nicolas Canteloup de la course à pied, et nous retrouvons comme par enchantement nos compagnons du tour de gare qu’il mime tour à tour. Quel talent d’imitateur ce Christian !Peu à peu, le silence s’installe sur le groupe. Les kilomètres commencent à s’accumuler et la fatigue se fait ressentir. Carmen devient marathonienne. Il nous reste alors 27 kilomètres. Çà devient difficile pour nous 4. Eric a les muscles qui tiraillent, Carmen peine, Christian et moi n’en
Le jour commence à poindre devant nous. Le lever du soleil est un moment magique. Nous sortons enfin de cette longue nuit pour découvrir la ville de Lyon à nos pieds.
Il reste encore 15 kilomètres. Çà devient très dur … Nous faisons corps pour lutter contre la fatigue, les crampes et le découragement. Nous devenons la bête à 4 têtes et 8 pattes. Christian n’a plus d’eau. Nous partageons les camel-bag, les petits saucissons, les babybels et les noix de cajou. Combien au GPS Eric ? 12 ? Une énorme montée : 2 kilomètres à 20 %. Je n’en peux plus. Combien au GPS Eric ? J’ai mal aux pieds. J’ai choisi de mettre des chaussures de trail. C’était très bien dans la boue mais sur le goudron, c’est trop dur ! Çà tape, çà résonne dans tout le corps. Je serre les
dents. Mes 3 compagnons souffrent autant que moi. L’entraînement a été light et nous manquons de kilomètres. Combien au GPS Eric ? Place Bellecour. Il reste 6 kilomètres. Je sais que nous allons y arriver mais que c’est long ! Que c’est dur. Carmen invoque Romain. Christian est défiguré. Eric a les yeux enfoncés dans les orbites. Combien au GPS Eric ? Je ne me vois pas mais tout mon corps me fait mal.Et puis soudain, 1 kilomètre, 500 mètres, c’est presque fini. 50 mètres, 20 mètres.
Ensemble, tous les 4, main dans la main, nous franchissons la ligne d’arrivée sous les applaudissements des spectateurs et de nos fidèles accompagnateurs.
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à demain pour l'épilogue!!!
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Voilà 3 jours que nous sommes rentrés et je suis toujours sur mon petit nuage.
Si le parcours, le profil et l'organisation de l'épreuve n'ont pas été à la hauteur de mes attentes, courir la nuit reste magique et le lever du soleil est toujours un instant féerique.
Mais surtout je garde de cette course le sentiment d'une grande solidarité et d'une complicité formidable avec mes trois coéquipiers, Carmen, Christian et Eric. Ce sont des liens forts qui se tissent dans ces moments de joie et de galère et je suis heureuse d'avoir pu partager avec eux ces moments d'exception. Je suis fière de les avoir entraînés dans cette épreuve et d'avoir vécu avec eux ce moment de bonheur unique au passage de la ligne d'arrivée, le bonheur d'être allé au bout, le bonheur d'avoir accompli l'impossible. J'ai trouvé en Chantal et Guy des accompagnateurs dévoués et attentionnés sans qui la course n'aurait pas pu être une telle réussite. Un grand merci à Eric (2) pour son aide précieuse après son arrêt.Enfin, j'aurai une pensée toute particulière pour Cathy qui n'a pu courir avec nous. Je sais combien elle aurait aimé vivre autrement cette aventure hors du commun. Je compte sur elle pour la prochaine course.
Quant à André, il a bouclé sa course en un peu plus de 13 heures après s'être égaré dans la nuit. Il a galéré mais n'a pas baissé les bras. Félicitation à lui !
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"Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas, c'est parce que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles."
Sénèque
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PASCALE.A.DIT
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Cette photo d'arrivée m'en rappelle une autre. Toujours le même plaisir, la même joie. Une arrivée ensemble comme nous avons été ensemble pendant 69 kilomètres. Je vais m'atteler au récit au plus vite.
J'ai donc voulu rapprocher les 2 photos, c'est le même geste victorieux et main dans la main...........Je ressens avec eux cette émotion intense............et Pascale a écrit aussi ce qui est en jaune, alors attendons. |
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